Ce que l’on voit en s’arrêtant

Vous vous sentez perdu ? Vous ne savez plus où donner de la tête ? Vous cherchez à vous détendre et vous aimeriez voir la vie d’un autre œil ? Le livre de Haemin est fait pour vous.

Petit dernier des éditions Decrescenzo, Ce que l’on voit en s’arrêtant est un livre au destin assez cocasse, puisqu’il nait sur Twitter, où le moine bouddhiste Haemin commence à partager des pensées, des paroles, des conseils. Avec plus de 850 000 followers, le succès auprès des lecteurs est évident et un livre est publié pour le plus grand bonheur des Coréens qui se l’arrachent à chaque réimpression. Et ce livre, c’est celui-ci, traduit pour la première fois en français.

Jeune moine coréen immigré aux Etats-Unis, Haemin porte dans son écriture la pensée bouddhique ancestrale et la modernité de son époque. Les fragments de pensée qu’il nous transmet sont à la fois source de fraicheur et de sérénité. Face au tumulte du quotidien, son conseil est simple :

« Arrêtons-nous un instant. Réconcilions-nous avec notre cœur tout occupé à regretter le passé et à s’imaginer un avenir inquiétant. Puis respirons un instant. Ainsi nous découvrirons qui nous sommes et comment les autres nous perçoivent. » (8)

A travers huit chapitres thématiques, dédiés au repos, aux relations, à l’avenir, à la vie, à l’amour, à la pratique bouddhique, à la passion et à la religion, les choses se dévoilent sous une lumière nouvelle, propice à la sérénité et à la remise en question personnelle. La sagesse de l’auteur se répercute inévitablement sur le lecteur. Pas de théorie religieuse dans ce livre, pas de vers hermétiques, mais un message simple imprégné des expériences de l’auteur. Ce petit livre bleu facile à transporter et à glisser dans n’importe quel sac deviendra un véritable compagnon de route au quotidien, un ami qui sait trouver le mot juste dans bien des situations. Des pages de couleur aux jolies illustrations sont disséminées dans le livre, ce qui permet de rapidement naviguer entre les différentes leçons et de jeter l’ancre où l’envie du moment le décidera.

« La vie ressemble à la musique jazz
Improvisée, sans mélodie fixe.
Parce qu’il est impossible de tout contrôler dans l’existence
Nous sommes obligés de vivre
En recherchant notre propre style,
En composant notre propre mélodie,
Pour chaque situation de la vie. » (99)

Un petit cadeau à offrir ou à s’offrir, pour faire le plein de bonnes résolutions pour 2015 !

Par Lucie Angheben / Revue Keulmadang